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Besançon : l'extrême-gauche s'attaque à la Croix Rouge

Dans un communiqué posté sur le média alternatif d'extrême-gauche Indymedia, un groupe de Bisontins qui souhaite rester anonyme a revendiqué la dégradation d'un local de la Croix Rouge, rue Rivotte à Besançon.

 

Le local a été tagué (« charognards », « expulseurs ») et plusieurs pierres ont dégradé ses vitres. Les mêmes revendiquent avoir étoilé les vitrines d'un restaurant plutôt bourgeois et de sucettes publicitaires aux alentours. Cette dégradation semble pouvoir être rapprochée d'une autre, sur ces mêmes locaux, dans la nuit du 5 au 6 novembre 2016. Une des fenêtres avait été taguée « remballez votre charité, collabos des rafles ».

 

La justification idéologique de l'acte est liée à la présence de la Croix Rouge dans des camps de rétention de migrants clandestins au sud de l'Europe. « Dans la série « tous les flics ne sont pas bleus ». Certains ont un uniforme floqué d'une croix rouge, dont leur tâche consiste à fournir des moyens logistiques et matériels aux flics lors des rafles, à trier et enfermer les indésirables dans les camps de rétention, en Italie, en Espagne », écrivent ainsi les casseurs dans leur communiqué.

 

C'est d'ailleurs l'ensemble des organisations humanitaires qu'ils poursuivent de leur vindicte, ce qui laisse présager de nouvelles attaques : « Ces charognards humanitaires, qui tirent profit de ce monde de frontières et de prisons, sont partout présents, et certainement à quelques rues de chez toi. Les débusquer et les attaquer, c'est aussi mettre au grand jour ces innombrables organismes qui s'enrichissent avec ce système raciste ».

 

La casse du printemps dernier à Nantes et à Rennes permettait de voir toute l'étendue des cibles auxquelles s'attaquaient les militants de l'extrême-gauche : les banques, les commerces (surtout s'ils sont bourgeois), les agences immobilières, les abribus, les sucettes publicitaires, les locaux des partis politiques, de la CCI, des autorités politiques (mairie, préfecture, conseil général), les engins des entreprises du BTP, etc.

 

A toutes ces cibles s'ajoutent maintenant les organisations humanitaires, coupables de porter assistance aux migrants que l'extrême-gauche veut pourtant voir arriver nombreux en Europe et non périr en mer ou de maladies infectieuses une fois arrivés sur la terre ferme. Comprenne qui pourra...