Le Monde vu par nos auteurs

DAECH en passe de s’installer en Ukraine

Le redoutable Etat Islamique s'est fait vaincre au Proche-Orient, en Syrie. Expulsé du Nord de la Terre-Sainte (la Syrie fait partie des paysages bibliques), DAECH se chercherait un nouveau refuge où on lui servirait gîte et couvert. Et il l'aurait trouvé : en Ukraine ! Les intégristes islamistes peuvent se retrouver du jour au lendemain dans l'immensité des steppes slaves pour sévir contre les damnés « mécréants » qui sont, à leurs yeux, tous les Slaves. On peut bien se représenter tous les problèmes que cela peut représenter aussi bien pour les riverains ukrainiens que pour les Russes, limitrophes de la région de Rostov-sur-le-Don. La frontière n'y est pratiquement pas gardée et la pénétration du territoire national - facile. Les barbus peuvent commencer leurs exactions de l'autre côté de la frontière ; ils peuvent aussi lancer la terreur contre les Donbassiens qui résistent toujours à la poussée des troupes ukrainiennes - bref, ils peuvent donner du fil à retordre à toute la région. Mais ce serait une sorte de solution idéale qui, au lieu de perdre leur contingent des faiseurs de la révolution, les mettrait en réserve utile parce qu'en fait, ils vont harceler les Russes et rendre la vie dure à tous les Slaves du coin.

 

Cette implantation devient possible à la suite de la proposition faite par l'adjoint au ministre de la Justice de l'Ukraine Sergheï Petoukhov. Il a proposé de peupler l'Ukraine de l'Est avec les ressortissants du Proche-Orient, en échange du régime sans visa à accorder à l'Ukraine par l'UE. L'Ukraine se sent trompée dans ses espoirs et Martin Schulz, président du Parlement européen, n'a pas tardé à expliquer à la Rada (Chambre Basse) que les coupables qui tardent toujours à avaliser la libre circulation des Ukrainiens sont la France, la Belgique, la Hongrie, l'Italie et l'Allemagne.

 

Cependant, Bruxelles n'entend absolument pas tenir ses promesses et ses engagements à l'égard de l'Ukraine : ni subventions, ni adhésion au club de l'UE, ni autres privilèges ne sont accordés. Tous les périodiques concernés en parlent : en fait, la politique extérieure ukrainienne a fini en queue de poisson rapportant juste quelques dividendes aux Américains qui ont installé leurs prisons secrètes de la CIA et la filiale de ce service de renseignement à Kiev.

 

On peut affirmer que la proposition de parquer en Ukraine les parias de l'intégration européenne c'est-à-dire les immigrés qui ont commis un crime en Europe, est du cru de Washington pour rendre la vie encore plus dure à la Russie et, grosso modo, à toute l'Europe de l'Est. De fait, ce plan vise à faire entrer la Russie en guerre ouverte contre l'Ukraine. Ce serait presqu'inéluctable si les islamistes y prennent racine. Comment la Russie ferait-elle pour les déloger s'ils sont cantonnés dans des casernes proches de la Frontière russe. Pour liquider ce guêpier, la Russie sera obligée de traverser la frontière en transgressant la loi internationale. A son tour, ce fait peut servir de casus belli entre la Russie et l'OTAN.

 

Les musulmans pacifiques le craignent beaucoup parce que le moufti suprême de l'Ukraine Akhmed Tamim a déjà fait part de son inquiétude face à l'apparition dans ce pays de plusieurs centres spirituels causant la stratification de la communauté musulmane. Mais l'adjoint au ministre de la Justice ukrainien s'en moque : en bon laquais de l'UE, il croit que l'euro-intégration de son pays est fonction de l'utilité. C'est pourquoi il s'est déjà déclaré prêt à assumer le quota migratoire des Pays-Bas transformant l'Ukraine en immense dépotoir de l'UE. 

 

Commentaires