L’intifada à Stockholm

Des dizaines de personnes ont pris part à l'insurrection survenue dans la nuit du 20 février, à Stockholm.

 

Tard dans la soirée, les violences ont éclaté dans une station de métro, lors d'un raid policier visant à interpeller un présumé coupable. Les forces de l'ordre se sont vus contraints d'effectuer des tirs en l'air au moment où elles se sont retrouvées sous les jets de pierre de la foule des immigrés qui se sont amassés. Deux heures plus tard, les inconnus s'en sont pris aux devantures des magasins et ont enflammé une dizaine de véhicules en stationnement. Les autorités sont en train de calculer les dégâts.

 

La Suède compte 9,5 millions d'habitants. Elle a accueilli 200.000 immigrés à peu près dont 160.000 au cours de 2015. Le ratio est de loin le plus élevé par rapport à d'autres pays européens. La Suède s'est vue même contrainte d'imposer de nouvelles règles migratoires pour limiter le flux de réfugiés. Qui plus est, le gouvernement stimule les nouveaux venus pour qu'ils rentrent chez eux. Une telle conjoncture n'a pas été sans provoquer la réponse de la jeunesse locale qui s'est mise à attaquer les immigrés.

 

Lundi dernier, la chaîne locale CBS a envoyé un cameraman et un journaliste dans la banlieue musulmane pour monter un reportage sur la Suède, terre d'accueil où les gens cohabitent paisiblement. Comme résultat, les journalistes ont été tabassés et leur équipement a failli passer entre les mains des agresseurs.

 

Donald Trump n'a pas omis de se prononcer sur la situation migratoire en Suède, lors d'un meeting en Floride. Il a déclaré être au courant des graves problèmes survenus dans ce pays.

 

« Regardez un peu ce qui s'est passé en Allemagne ! Et observez la Suède ! En Suède ! Vous pensez bien, en Suède !!! Ils y sont bien nombreux. Les Suédois doivent faire face à des problèmes qu'ils ne pouvaient même pas s'imaginer », a fait valoir le leader américain.

 

Ces paroles n'ont pas été sans laisser perplexe un grand nombre de responsables. Même l'ancien premier ministre suédois n'a pas vraiment saisi ce que Trump voulait dire par là parce qu'il s'était prononcé vendredi dernier quand il n'y avait pas encore de confrontations. Plus tard, le président américain a mis sur son compte Twitter qu'il ne faisait pas allusion à l'émeute mais à un documentaire sorti par la chaîne Fox News dans lequel il était question de la vague migratoire en Suède.

 

Vladimir Novitski, président de la section locale de l'Association internationale de défense des droits de l'homme, s'est prononcé lors d'un plateau de Pravda.ru :

 

« Bien sûr, les autochtones ne peuvent jubiler en voyant les immigrés arriver. D'autant plus que le dernier flux était composé majoritairement des jeunes hommes en âge de servir. Ce qui veut dire qu'il s'agissait de ceux qui devaient justement défendre leurs proches en restant à leur domicile au lieu de fuir leur pays d'origine et gagner l'Europe », a-t-il remarqué.

 

Un journaliste allemand - Ulrich Heyden - considère que les immigrés sont vraiment le problème numéro 1 pour l'Allemagne. Selon lui, même la chancelière allemande est obligée de résumer son optique migratoire. Aujourd'hui elle ne rêve plus que d'un règlement pacifique d'un conflit que sa propre politique avait engendré. A vrai dire nombreux sont ceux qui croient que Mme Merkel veut instituer un tel contrôle à la frontière de l'UE qu'aucun immigré n'aurait même une chance infime d'arriver dans la contrée germanique.