Source Pravda.ru

Trump tâte le pouls russe

Le président élu Donald Trump a laissé entendre qu’il serait à même d’échanger la levée d’un paquet de sanctions (pas toutes) contre un nouvel accord START sur la réduction des armements nucléaires avec la Russie. « L’Occident a imposé des sanctions à la Russie. Examinons donc maintenant l’opportunité de coopérer avec la Russie ! Je crois qu’il faudrait commencer par une réduction substantielle de l’arsenal nucléaire », a déclaré Trump, lors d’une interview accordée au journaliste du périodique Times, en réponse à la question sur l’avenir des pourparlers sur la réduction des armements stratégiques des deux puissances mondiales. Il est également à noter que Trump a tancé la Russie pour son ingérence dans le conflit syrien. Selon lui, les agissements de Moscou ont mené « à une situation humanitaire catastrophique dans la région ». Il est de notoriété publique que, récemment, Trump insistait sur la nécessité de renforcer le bouclier nucléaire des Etats-Unis. « Les Etats-Unis se doivent de développer leurs arsenaux jusqu’à ce que le monde prenne conscience de la portée des bombes A », avait mis Trump sur son compte Twitter. Plus tard, Trump a déclaré que son pays serait en mesure de dépasser tous les autres concurrents dans la course aux armements. Il est tout de même à noter que son fraîchement nommé attaché de presse Sean Spicer a laissé entendre que la nouvelle course aux armements n’aurait pas lieu. Selon Spicer, Trump ne chercherait qu’à prouver à tout un chacun qu’il ne resterait pas les bras croisés au cas où quelqu’un s’en prendrait aux intérêts de son pays. Cependant, les experts ont trouvé à redire sur la position de Trump la qualifiant « d’ambiguë ». Ils craignent aussi que Trump ne soit tenté d’opérer un retour en arrière en changeant la politique des Etats-Unis qui, depuis un demi-siècle, cherchent à réduire les arsenaux nucléaires à travers le monde. Selon le magazine Forbes, Trump se rendrait parfaitement compte que le conflit nucléaire avec Moscou mènerait à « la destruction de la démocratie américaine ». Une telle optique l’obligerait à chercher un terrain d’entente avec le Kremlin. Mais, en même temps, Washington poursuivrait d’autres objectifs dont la modernisation de ses armes et le développement de son potentiel militaire au Vieux-Monde pour sécuriser l’Europe et endiguer le danger d’un conflit armé pouvant dégénérer en " Armageddon nucléaire" .