Source Pravda.ru

Tandis que la Russie patauge, L’Occident travaille contre la Crimée, avance l’expert

Le document blâme la Russie pour « oppression des droits de l'homme, des mesures discriminatoires à l'égard des habitants de la Crimée » en y incluant « les Tatars de Crimée aussi bien que les Ukrainiens et les personnes appartenant à de divers groupes ethniques et religieux ».

 

Le projet a été soutenu par 73 Etats. 23 Etats se sont prononcés contre. Quoi qu'il en soit, la résolution sera considérée par l'Assemblée Générale des Nations-Unies.

 

Vasvi Abdouraïmov, président de l'ONG « Milli Firka » , organisme des Tatars de la Crimée, a présenté son optique sur la question à Pravda.ru :

 

- La commission de l'ONU a adopté le projet de résolution sur l'occupation russe de la Crimée. Mais à quoi sert cette résolution ? Que signifie-t-elle au juste ?

 

V.Abdouraïmov. Il ne s'agit encore que d'un projet de résolution. La Russie patauge, mais nos concurrents dans l'arène internationale travaillent sans discontinuer et gagnent du terrain en agissant contre nous, contre notre pays, contre les Russes, contre la Crimée. Et attendu que le bras de fer avec l'Amérique et, grosso modo, l'Occident continue, ils vont faire usage de tous les moyens qu'ils ont à leur disposition y compris les possibilités des organisations internationales à la renommée mondiale.

 

La seule voie d'abroger toutes les tentatives et les spéculations sur le problème criméen et, en particulier, le problème tataro-criméen serait de pratiquer une approche honnête pour résoudre les problèmes courants des Tatars et restaurer leurs droits historiques. Les lois en vigueur, la Constitution et l'arrêté présidentiel autorisent la résolution de ce problème dans toute sa dimension. Une fois cet objectif atteint, la voix des Tatars de la Crimée se fera entendre sur la scène internationale.

 

Mais, malheureusement, ça fait plus de 2 ans que nous nous enlisons. Ce qui ne fait que compliquer et envenimer les problèmes liés au nœud criméen. Tant que le sommet de l'exécutif russe ne le comprendra pas, tant que les autorités criméennes ne le percevront pas, les tentatives venant de la part de nos concurrents globaux internationaux ne feront que se renforcer.

 

- Comment la Russie doit-elle agir ? A-t-elle quelque chose à entreprendre au niveau planétaire ?

 

V.Abdouraïmov. Il existe, bien sûr, un aspect encore plus global de ce point. La Russie doit bien finir par prendre une décision : ou bien elle se met sur les rails d'une voie alternative du développement des valeurs et de la géographie politique dans le cadre d'une grande Eurasie (et dans ce cas-là elle doit commencer à travailler dans les domaines économique, organisationnel, politique et géopolitique), ou bien la Russie reconnaît qu'elle fait partie du monde occidental et que nous sommes prêts à travailler en suivant leurs modèles et leurs creuset. Mais une telle initiative nous fera reculer au statut quo 2014.