Source Pravda.ru

Les masse-médias du monde sur l’humour anti-Obama de la Russie

Obama a décidé de fermer deux missions diplomatiques russes aux Etats-Unis et de faire renvoyer 35 diplomates russes chez eux. L'Ambassade de Russie à Londres vient de répondre sur son blog en publiant l'image d'un canard portant l'inscription « Canard boiteux ».

 

« Le Président Obama renvoie nos 35 diplomates. Ca signifie un retour aux méthodes de la Guerre Froide. Nous croyons que le monde entier y compris le peuple américain sera content de saluer le départ de l'administration américaine malchanceuse », a mis en exergue de l'image le personnel de l'Ambassade sur leur compte Twitter.

 

Il est bien connu que l'on affuble du sobriquet « canard boiteux » le président américain qui n'a plus que 2 ans de mandat devant lui et aucune chance de se faire réélire.

 

Les médias occidentaux ont apprécié à sa juste valeur l'humour anti-Obamien des diplomates russes en poste à Londres. « La Russie se rit de notre canard boiteux du nom d'Obama qui voulait faire passer de nouvelles sanctions », titre le Washington Times.

 

« L'Ambassade de Russie tient la dragée haute aux sanctions américaines en les bravant avec leur image de canard », commente le portail Mashable.

 

Les points de vue des périodiques comme Independent et Business Insider ne diffèrent guère de la réaction de leurs confrères sus-mentionnés.

 

Il est à rappeler que, le 29 décembre dernier, Washington vient de rendre publiques les nouvelles sanctions allant à l'encontre de la Russie, pour punir la soi-disant « intervention des Russes dans le processus électoral américain et les poursuites engagées contre les diplomates américains en Russie ».

En particulier, il s'agit du renvoi de 35 diplomates de l'Ambassade à Washington et du consulat général de Russie à San-Francisco. Ils ont été déclarées passibles d'expulsion comme « personnes non-grata, ensemble avec les membres de leurs familles respectives avec un délai accordé de 72 heures ».

 

Qui plus est, à partir du 30 décembre 2017, le Département d'État des Etats-Unis a interdit à la Russie d'avoir jouissance des deux immeubles appartenant à l'Ambassade russe dont un à Maryland et l'autre - à New-York. Selon le communiqué de presse, il s'agirait d'un retour aux « poursuites engagées par la police russe et les gardiens de l'Ambassade contre les diplomates américains ».

 

La Maison-Blanche fulmine également contre le Renseignement Général russe (FSB) et le Service de renseignement militaire (GRU) qu'ils croient impliqués dans les cyberattaques des instances électorales américaines lors de la présidentielle de 2016.

 

Il demeure certain que l'administration américaine qui s'est rangée du côté de Hillary Clinton et qui a perdu les élections, essaie de faire porter le chapeau à Moscou pour se venger de son propre cuisant échec et de sa perte d'influence dans le domaine de la politique internationale. Barak Obama a déjà déclaré haut et fort qu'il n'entendait point se limiter à une politique déclarative, mais que son administration allait soumettre au Congrès un rapport détaillé sur « les interventions russes ». Autrement dit, en l'espace de 3 semaines, le président sortant - ce canard boiteux - a une mission impossible à remplir, à savoir : prouver à tous les députés que le pays qu'il a traité à maintes reprises de « station-service » et dont l'économie, toujours selon Obama, serait « en loques », a eu le front de s'attaquer à la plus grande puissance du monde en se choisissant un nouveau président américain à la carte.